Irinché veut dire petite Irina et c’est ainsi que ma famille m’appelait quand j’étais petite. Je l’ai repris comme identité artistique car l’enfant que j’étais est l’essence de ma création. 

 

Je puise mon inspiration dans mes souvenirs d’enfance, les contes pour enfants qui ont bercé ma jeunesse, mes origines et le folklore bulgare. Une partie importante de mon travail s’adresse aux enfants et je pense que l’enfance heureuse que j’ai vécue et l’amour que j’ai de la part et à l’égard de ma famille sont le moteur de mon désir de transmettre de la bienveillance et des messages positifs au travers de mon art.

 

La femme est également mise à l’honneur dans mon travail. Ce qui m’intéresse est sa complexité avec ses émotions, ses combats, ses forces et ses faiblesses, sa tendresse et son côté rebelle. La femme mystérieuse, spirituelle, guérisseuse, et sorcière.  J’aime mettre en avant la complicité et la solidarité entre femmes, la sororité et l’amour. Ce sont des interprétations positives et subjectives, sans doute inspirées par les femmes qui ont joué un rôle important dans ma vie : ma mère, mes grand-mères, ma sœur. 

 

Enfant, je passais une grande partie de mon temps à dessiner. 

A l’âge de 18 ans, j’ai quitté mon pays la Bulgarie et ma famille pour étudier en France. Je parlais à peine le français. J’ai obtenu une Licence en Arts Appliqués à Strasbourg, puis une Licence en Langues, le tout couronné par un Master en Sciences Politiques. Un parcours atypique, influencé par des choix de cœur et de raison.

 

Ainsi, mon chemin m’a mené à Bruxelles et j’ai réussi, avec beaucoup de persévérance, à décrocher un poste au Parlement européen comme collaboratrice de députés. J’ai travaillé cinq ans dans des cabinets politiques – une expérience vraiment enrichissante, mais qui a peu nourri mon âme. 

Pour me retrouver et me rapprocher de ce qui est essentiel pour mon bien-être, j’ai de nouveau invité le dessin dans ma vie. L’art a été ma thérapie et m’a apporté un équilibre. 

En 2017, j’ai quitté mon travail pour donner une deuxième chance à l’art, aller au bout de mon projet et en faire mon métier. Aujourd’hui, je vis et je crée à Bordeaux, toujours à la poursuite de mes rêves.

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